Les chroniques de Frédérique

Pour rester proche malgré la distance, partager mes découvertes dans une nouvelle région ainsi que mes passions. Bienvenue dans mon univers !

17 mai 2008

Joli portrait d'un jeune lecteur

" Olivier Davenant ne se contentait pas de lire des livres. Il les humait, s'emplissait les yeux de leurs caractères et la tête de la musique de leurs mots. Une émanation du livre lui mème le pénétrait jusqu'à la moèlle des os, comme s'il absorbait un soleil intense. Les pages avaient une personnalité. Il était de ces gens qui ne supportent pas la présence d'un livre terrifiant la nuit dans leur chambre... S'il faut appeller lecture une telle passion, les directrices avec leur leur biblothèque de prèt et les ecclésiastiques avec leurs histoires policières se bornent à flirter et à passer le temps. Pour découvrir le façon dont Olivier vivait sa vie...d'avoir une connaissance parfaite de la littérature. Impartial il dévorait les magasines de bande dessinnées et les encyclopédies, les brochures d'Eleanor sur son sujet de prédilection du moment, les étiquettes sur les céréales du petit déjeuner et l'huile de foie de morue, Conan Doyle et Charlotte Brontee. "

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CHEZ MRS LIPPINCOTTE / Elisabeth Taylor ( Merci Flo)

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10 mai 2008

La consolante

C'est avec un sentiment de satisfaction, comme lorsqu'on atteint le sommet d'une montagne pour contempler un magnifique paysage, que je viens de terminer La consolante d'Anna Gavalda.

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Le résumé : ( source Evène)

Charles Balanda, 47 ans, architecte à Paris, apprend incidemment la mort d'une femme qu'il a connue quand il était enfant, et adolescent. 'Il déchire la lettre et la jette dans la poubelle de la cuisine. Quand il relève son pied de la pédale et que le couvercle retombe, clac, il a l'impression d'avoir refermé, à temps, une espèce de boîte de Pandore, et, puisqu'il est devant l'évier, s'asperge le visage en gémissant. Retourne ensuite vers les autres. Vers la vie. Se sent mieux déjà. Allez... C'est fini. C'est fini, tu comprends ?' Le problème, c'est que non, il ne comprend pas. Et il n'y retourne pas, vers la vie. Il perd l'appétit, le sommeil, abandonne plans et projets et va essayer de comprendre pourquoi tout se fissure en lui. Et autour de lui. Commence alors un long travail de deuil au bout duquel il est obligé de se rendre à l'évidence : l'échelle de cette vie-ci est illisible et il faut tout rebâtir.' Anna Gavalda 

Et bien c'est un roman qui se mérite car comme pour le principe des poupées gigogne des histoires s'imbriquent dans l'histoire principale. De mème les styles d'écritures varient et surprennent, l'auteur se laissant aller à beaucoup de liberté et de facéties. La première partie nous fait plonger en mème temps que le personnage principal dans sa chute dans le passé et la dépression. On ressent de l'empathie pour Charles mais on ne sait pas trop ou cela va nous mener. Puis les évènements s'éclairent grace à une magnifique rencontre qui illumine les pages et là c'est vraiment le bonheur de retrouver la touche de Ensemble c'est tout. Anna Gavalda est avant tout une magnifique conteuse. Bien sur je pourrais repprocher des phrases qu'il m'a fallu relire plusieurs fois pour en comprendre le sens, quelques idées faciles sur les classes moyennes ou les bobos mais franchement tout ça a peu d'importance face aux superbes portraits de personnes athypiques : nounou, Anouk, Kate, les enfants. Bref au final beaucoup de plaisir d'avoir partagé le destin de Charles.

Un roman que je vous recommande et auquel il faut s'accrocher 

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01 mai 2008

TOTAL RESPECT !!

Je suis en train de lire la série BD du Combat Ordinaire de Manu Larcenet. J'avais déja beaucoup aimé les 4 tomes du Retour à la terre mais là, moi qui ne suis fan que de BD classique style Tintin je suis tombée à mon sens sur un vrai chef d'oeuvre. Au travers du personnage, un photographe névrosé dont on partage les tourments ( couple, relations avec la famille, problèmes de société, travail) et les interrogations(questions morales, deuil), on rentre dans un univers réaliste, parfois tendre mais aussi cruel mais toujours plein de profondeur. Les textes sont superbes et soulèvent des interrogations parfois bien mieux que dans des romans.

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Voyez plutot :

J'ai longtemps cofondu l'artiste et son oeuvre...

Ce n'est que grace à la psychanalyse, par étapes successives, que j'ai vaguement pu dissocier les deux.

On peut être un grand artiste et un sale con...

On peut faire des choses très belles en étant soi mème assez moche.

On peut saisir toute la beauté du monde sur du papier mais n'en jamais faire partie...

C'est étrange: comment peut on être a ce point dépassé par ce qu'on fait ?

Mais si l'oeuvre est meilleure que l'artiste, pourquoi ne l'améliore t'elle pas ?

La main frole le divin quand les pieds patauge dans la médiocrité.

Que l'on préfère l'un ou l'autre, le messager et le message ne se fondent peut être jamais...

Mon boucher est un bonhomme abominable, mais son jambon sec est un pur moment de bonheur ...

L'Art et la charcuterie

Cet extraits sont tirés du deuxième tome : Les quantités négligeables

Ca vaut bien un essai de philosophie, non ? 

Un conseil : jetez vous sur ces albums ! La série en contient 4 et je crois que le premier a remporté un prix.

 

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30 avril 2008

Noëlle Chatelet

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Hier j'ai assisté à cette conférence donnée par l'auteur Noëlle Chatelet dont j'avais beaucoup apprécié il y a plusieurs années la lecture  de "la femme coqulicot", la "dame en bleu" et "la petite fille au tournesol". C'est un écrivain qui travaille et écrit sur le corps, ces changements, ses faiblesses. Elle a abordé dans ses ouvrages la féminité, l'ermaphrodisme, le deuil, la nourriture et les greffes comme dans son dernier livre, "le baiser d'Isabelle" qui parle de la première greffe du visage. C'est la première fois que j'assistais à ce genre de rencontre et je n'ai pas été déçue. C'est une personne charismatique ; beaucoup de présence et d'humanité qui a très bien parlé des greffes autant techniquement que moralement, du don d'organe et de son impact d'un point de vue moral. Elle a mème donné a mon mari, qui par bonté d'âme (une corvée quoi !) m'avait accompagné, l'envie d'en savoir plus. Une réussite donc. Nous en sommes ressortis moins bêtes avec un beau sujet de discussion ;)   

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15 avril 2008

Une fenêtre sur l'Hudson

Encore un très joli roman sur le travail de l'écriture avec Une fenêtre sur l'Hudson de Brian Morton ( 10/18 Domaine étranger)

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Quatrième de couverture :  trente-cinq ans, Nora est un auteur découragé qui se cherche. Ses romans ne contribuent qu'à l'éloigner de ses proches, qui se retrouvent, à leurs dépends, les héros de ses fictions. Sa vie sentimentale est un fiasco. Benjamin, l'universitaire pédant qui partage sa vie, l'ennuie profondément et leur relation piétine. Aussi, lorsqu'elle se décide enfin à rappeler Isaac, le photographe qu'elle a quitté cinq ans plus tôt, sa vie prend un nouveau tournant. Nora se jette à l'eau et se remet à écrire, l'amour la réconcilie avec l'écriture. Mais l'inévitable se produit, Isaac se reconnaît derrière le personnage principal d'une nouvelle et le choc est rude : lui-même artiste contrarié, il supporte avec difficulté le portrait cruel dont il fait l'objet... Entre démêlés artistiques et dilemme amoureux, Nora et Isaac, parviendront-ils à trouver une issue ?

Avec une histoire d'amour en toile de fond, une relation d'une nièce avec sa tante en fin de vie , voici l'histoire d'une jeune femme partagée entre son tempérament altruiste et sa manière d'écrire cruelle envers les personnes qui l'entourent. Prète à tout donner au quotidien, une forme inconsciente de sa personnalité apparait dès qu'elle commence une de ses nouvelles. Elle y réveille les failles et les travers des gens qu'elle aime. Tout le roman tourne autour d'un choix : s'oublier pour protéger les autres, taire son don ou le laisser vivre à leur dépend.

J'ai beaucoup apprécié cette histoire mème si elle m'a laissée un peu sur ma faim à la dernière page. C'est un portrait de femme atypique qui m'a séduit.

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09 avril 2008

Angel

Nath nous avait proposé un challenge ou il fallait parler d'un roman et du film qui en est tiré.

J'ai donc choisi Angel d'Elisabeth Taylor, un écrivain anglais (1912-1975), et le film du mème nom de François Ozon.

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Le roman :

Quatrième de couverture :Voici un roman dont le sujet est le don d'une vie à l'écriture, et cela conté d'une façon si romanesque que nous sommes pris dans une sorte de tourbillon circulaire et dramatique. L'extravagante enfant qui en est l'héroïne, Angel, qui est tout sauf angélique, nous apparaît tout de suite rétive, méprisant l'épicerie où travaille sa mère, absente de la vie quotidienne, volontairement aveugle au réel.' (Extrait de la préface de Diane de Margerie)

Et bien ce fut vraiment une agréable surprise de suivre le destin sans concession de cet femme perdue dans le monde qu'elle se crée, de l'éclosion de sa vocation jusqu'a sa gloire à sa chute et cela à travers deux guerres et la naissance d'un monde plus moderne auquel elle ne peut convenir. Angel vit avec des oeillères et façonne sa vie comme elle crée ses romans. Ce qui est intéressant c'est qu'on suit ses pensées comme celles des personnages qui l'entourent. L'auteur n'a pas de parti pris, elle énoncent les faits tels qu'ils sont comme si Angel ne lui appartenait pas. Voici donc un beau roman ironique voir cruel sur la vocation d' un écrivain et ses travers. Maintenant que j'ai découvert l'auteur j'ai hate de lire ses autres romans.

Parlons du film de François Ozon maintenant. Malgré les décors somptueux et les beaux costumes j'ai eu l'impression de regarder une mascarade. La trame du roman est peu changée mais le caractère d'Angel n'est plus le mème et Ozon a rajouté du mélo (une pitoyable histoire de maternité qui n'existe pas dans le roman)au point que s'en ait ridicule. Bref, je dis les choses comme je le pense j'ai eu l'impression de me retrouver devant un film de série B. Peut être n'aurais je pas eu cette impression si je venais pas de parcourir le livre( mon regard n'a sans doute pas été très objectif) mais l'histoire du film n'égale pas, loin de là, l'originale

Si certains d'entre vous on vu le film je serais curieuse d'avoir leur opinion. 

En tout cas merci à Nath de nous avoir proposé ce challenge intéressant.

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08 mars 2008

Lectures de février

Mes lectures se suivent a un rythme plus rapide mais ne se ressemblent pas. Je passe d'un style à l'autre avec délectation. Des histoires d'adolescence, de découvertes, de folie. Des histoires droles, apres, surprenantes ou bien romanesques. De belles histoires.

Entre dieu et moi c'est fini / Katarina Mazetti : je n'ai pas accroché au travail de deuil de cette adolescente. Une deception après le bonheur Du mec de la tombe d'a coté

Falaises / Olivier adam : très beau mais comment trouver de l'espoir dans autant de noirceur. L'auteur nous y amène mais aux forceps.

Le journal d'Aurore 2 - Toujours fachée / Marie Desplechin : un très bon moment de détente tendre et hillarant. Aurore se réconcilie doucement avec le monde.

Mal de pierres / Mélina Agus : le portrait surprenant d' femme avec en toile de fond le pouvoir de l'imaginaire sur une vie. J'ai adoré la liberté de ton de l'auteur, son style vraiment a part. La fin est étonnante.

La duchesse de bloomsburry street / Hélène Hanff : si vous n'êtes pas anglophile abstenez vous ! Je me suis délectée à découvrir Londres en mème temps que cette américaine au fort tempérament.

Papa Longues Jambes / Jean Webster : un classique de la littérature jeunesse. J'ai tout simplement adoré. Je vous recommande fortement ces lettres d'une jeune orpheline au bienfaiteur anonyme qui l'a envoyé à l'université.

Voila le bilan de ce mois ci est plus que positif. Seul un roman ne m'a pas complètement emballée.

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06 février 2008

Dernières lectures

J'ai un peu la flemme de faire un article détaillé sur mes dernières lectures. Alors les voici en vrac avec mes impressions. Vous allez voir la pêche a été fructueuse. J'ai apprécié tout ce que j'ai lu.

Harry Potter et les reliques de la mort : J'ai trouvé la première partie un peu longue car les éléments se mettent en place doucement mais la seconde exsaltante. Tous les rouages se mettent en place avec géni et on a enfin les réponses attendues depuis des années. Voila la série est finie : 10 ans et 7 tomes ça passe vite en fin de compte.

84 CHARING CROSS ROAD de Helen Hanf : un petit bijou. Cette correspondance savoureuse (surtout du coté d'Helen Hanff qui avait un style piquant et plein d'humour) aborde deux thèmes qui me sont chers : l'Angleterre et l'amour des livres et de la littérature. Incontournable ! Du coup j'ai commandé La Duchesse de Bloomsburry street qui parle du voyage d'Hélène Hanff en Angleterre.

Un secret d'Eric Grimbert : La petite robe de Paul m'avait déja beaucoup touché, que dire de cet ouvrage. Ca parle du poid du secret, de la délivrance quand il est révèlé et du sujet douloureux de la déportation. Un très beau livre.

Le journal d'Aurore Tome 1 Jamais contente. Une petite touche de gaité avec cette ado pleine de contradictions et en rebellion. Marie desplechin écrit avec beaucoup d'humour. Par contre on sent l'adulte qui écrit, je ne suis pas sure qu'une vraie ado pourrait avoir les pensées qui traversent le personnage d'Aurore. En tout cas j'ai eu le plaisir de partager cette lecture avec ma fille Valentine ce qui est un exploit. En me tournant vers la littérature jeunesse ( je découvre des auteurs de grande qualité) vais je lui donner le gout de la lecture ?

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16 décembre 2007

This is not a love song

Voici le titre du dernier roman de Jean Philippe Blondel qui est plus apre et profond que les autres parutions de l'auteur.

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Résumé  : Dans ses années de jeunesse, la « lose » lui collait à la peau. Aujourd’hui Vincent a le vent en poupe et la quarantaine conquérante : marié à une fille de la grande bourgeoisie britannique, père de deux enfants, il dirige à Londres une chaîne de restauration en plein essor. Pour cela il a dû fuir : la France et sa petite classe moyenne engourdie, ses parents et leur pavillon « qui craint », son frère et sa vie étriquée – et Étienne, son meilleur ami, son double inversé, dont il n’a plus jamais pris de nouvelles. Étienne qui a suivi le chemin opposé – Étienne qui est devenu SDF. Mais cela, Vincent l’ignore. Jusqu’à ce mois de juillet où il revient dans sa ville natale. Et se prend en pleine tête ses certitudes d’homme qui a « réussi » sans un regard pour ceux qu’il laissait derrière lui…

Ce livre dont l'action est plus ancrée dans le présent que les autres romans de Blondel (souvent ses personnages font des états des lieux ) ne peut pas laisser indifférent car le narrateur est à la fois émouvant et plein de noirceur au cour de cette parenthèse cauchemardesque dans sa vie bien établie. Sa moralité, ses valeurs et les actes qui en découlent sont parfois dérangeants mais escusables. Voici une histoire qui m'aura bousculée et qui laissera une trace dans ma mémoire de lectrice parfois amnésique. Bref j'ai adoré. 

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13 novembre 2007

Le bateau du soir

La maison des dunes de Vonne Van Der Meer faisait partie de mes lectures préférées de ces dernières années. J'ai eu le mème plaisir à retrouver la villa Douinroos pour une nouvelle saison avec Le bateau du soir

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Résumé : Le bateau du soir, c'est l'histoire des sept locataires qui se succèdent, le temps d'un été, dans une petite villa de la côte frisonne. La femme de ménage est toujours le fil conducteur et l'île de Vlieland , toujours le décor. La plupart des vacanciers sont nouveaux, mais le lecteur reconnaîtra deux ou trois habitués, déjà croisés l'été d'avant. Ames en peine, couples en crise, chacun trouve refuge à Duinroos, pour faire le point, se découvrir ou accepter l'inéluctable.

Ce roman est tout en subtilité. On partage le quotidien et les pensées des locataires de la villa à des moments charnières de leur vie ou des petits riens suffisent a faire tout basculer. Des personnes se reconstruisent, d'autres ouvrent les yeux sur leurs faiblesses et perdent pied. Pourtant à chaque fois rien ne semble inéluctable, une note d'optimisme demeure malgré les peines, les questionnements. J'ai adoré et j'ai hate que paraisse lle dernier volet de cette trilogie.

Un ouvrage que je vous recommande vivement.

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