Les chroniques de Frédérique

Pour rester proche malgré la distance, partager mes découvertes dans une nouvelle région ainsi que mes passions. Bienvenue dans mon univers !

10 mai 2008

La consolante

C'est avec un sentiment de satisfaction, comme lorsqu'on atteint le sommet d'une montagne pour contempler un magnifique paysage, que je viens de terminer La consolante d'Anna Gavalda.

la_consolante

Le résumé : ( source Evène)

Charles Balanda, 47 ans, architecte à Paris, apprend incidemment la mort d'une femme qu'il a connue quand il était enfant, et adolescent. 'Il déchire la lettre et la jette dans la poubelle de la cuisine. Quand il relève son pied de la pédale et que le couvercle retombe, clac, il a l'impression d'avoir refermé, à temps, une espèce de boîte de Pandore, et, puisqu'il est devant l'évier, s'asperge le visage en gémissant. Retourne ensuite vers les autres. Vers la vie. Se sent mieux déjà. Allez... C'est fini. C'est fini, tu comprends ?' Le problème, c'est que non, il ne comprend pas. Et il n'y retourne pas, vers la vie. Il perd l'appétit, le sommeil, abandonne plans et projets et va essayer de comprendre pourquoi tout se fissure en lui. Et autour de lui. Commence alors un long travail de deuil au bout duquel il est obligé de se rendre à l'évidence : l'échelle de cette vie-ci est illisible et il faut tout rebâtir.' Anna Gavalda 

Et bien c'est un roman qui se mérite car comme pour le principe des poupées gigogne des histoires s'imbriquent dans l'histoire principale. De mème les styles d'écritures varient et surprennent, l'auteur se laissant aller à beaucoup de liberté et de facéties. La première partie nous fait plonger en mème temps que le personnage principal dans sa chute dans le passé et la dépression. On ressent de l'empathie pour Charles mais on ne sait pas trop ou cela va nous mener. Puis les évènements s'éclairent grace à une magnifique rencontre qui illumine les pages et là c'est vraiment le bonheur de retrouver la touche de Ensemble c'est tout. Anna Gavalda est avant tout une magnifique conteuse. Bien sur je pourrais repprocher des phrases qu'il m'a fallu relire plusieurs fois pour en comprendre le sens, quelques idées faciles sur les classes moyennes ou les bobos mais franchement tout ça a peu d'importance face aux superbes portraits de personnes athypiques : nounou, Anouk, Kate, les enfants. Bref au final beaucoup de plaisir d'avoir partagé le destin de Charles.

Un roman que je vous recommande et auquel il faut s'accrocher 

Posté par Ambreval à 11:06 - Livres - Commentaires [9] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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